LE BRUNCH AU LOUP BLANC :
Que s'est-il passé ?

...Pour aujourd'hui on a réservé au Loup Blanc à 11 heure, pour un brunch. Comme d'habitude ! En effet, c'est une de nos adresses favorites. Que l'on fréquente également le soir pour ses plats orignaux composés de plusieurs petits plats à choisir et associer.
Concernant le brunch, pour 16 €*, on nous propose d'abord, boisson chaude au choix, un jus de fruits pressés frais, un yaourt fait maison crémeux à souhait, une salade de fruits frais, du pain et des viennoiseries à volonté, avec des petits pots de confiture bonne maman et de miel ; et pour finir, un choix de plat d'oeufs à associer avec un choix de déclinaisons de salades.
Autant dire que pour nous, on avait mangé pour la journée !

salle loup blanc

On arrive donc à 11 heure, on nous installe à notre table réservée. Mais à 11H30, personne n'est encore venu nous voir. Enfin un serveur prend notre commande, et là doit enfin commencer les réjouissances. Sauf que là on nous amène la panière avec pain et viennoiseries chichement servis ; mais comme c'est à volonté... mais on était tellement habitué à la panière pleine pour nous deux, avec chacun son mini-croissant, son mini-pain au chocolat, ou son mini-escargot aux raisins et/ou des baguettes bien coupées et généreusement servies, en fonction de notre demande.
Aujourd'hui, c'est 1 pain au chocolat, 3 croissants, enfin n'importe quoi, ce qui a dû passer par la main du "serveur". On peut toujours préparer nos tartines, mais on n'a toujours rien pour faire trempette. Il nous aurait déjà oublié ! Dire que seulement trois tables sont prises, qu'est-ce que ça va être quand le restaurant sera plein ! Et nous voilà à réclamer nos boissons chaudes.
Maintenant qu'on a tout : on peut se dire bon appétit et enfin manger, il est midi !

brunch loup blanc

Seulement avec ce qu'il a mis dans la panière, on a déjà fini. Cette fois on attend notre "à volonté" de pain et de viennoiseries... Les boissons refroidissent... Et les amateurs de trempette compatiront avec moi pour le pain trempé dans du café froid ! il s'agit de guetter...
La déception est telle.
À ce moment, on sait qu'on ne reviendra plus.
On regarde juste les bourdes s'accumuler.
- Tiens je n'ai pas de fourchette, tu crois qu'il va s'en apercevoir ? Et si je lui demande, combien de temps tu crois pour m'en apporter une ?

Enfin, remplissage de la panière, enfin façon de parler, parce qu'on a le droit à trois petits bouts de pain installés au large. Faudra réclamer une troisième fois...

Pas le temps de le dire, voilà notre type qui arrive avec les grandes assiettes oeufs & salades.
Et notre table qui n'est pas débarrassée ; il pousse tout ça, pour faire passer les assiettes. Résultat : on n'a plus la place de manger : imaginer une table, pas tellement plus grande qu'une table bistrot, avec 2 grandes tasses, 2 pots de yaourt, 2 verres de jus, une panière, des pots de confiture, 2 verres de salade de fruits et 2 grandes assiettes ! Il ne manque plus que ma fourchette et on affichera complet !
Faut comprendre, on a un serveur qui participe à un record d'occupation de table.
Qui dit mieux !

Et cerise sur le gâteau : il s'est trompé dans la composition de nos assiettes ! Chacun de nous a dans son assiette une partie de sa commande.
- C'est pas grave, vous avez qu'à manger votre partie et vous échangerez vos assiettes !
Il avait résolu notre problème, au lieu de reprendre les assiettes et les recomposez, en s'excusant. Non, on était à la "cantoche", c'est à la bonne franquette : je vous apporte tout, après, c'est plus mon problème. On aurait même dû aller directement en cuisine, comme ça il n'aurait même pas eu à se déplacer. C'est vrai ça, on n'y a même pas pensé ! ç 'aurait été plus pratique pour tout le monde, finalement.

Au moment de payer, on se demande si le "service" est justifié, car même la facturation demande contribution au client.
- Ça fait combien vos tickets resto ?
Il veut qu'on lui calcule le montant à mettre sur sa machine CB !
On veut nous achever, ou quoi ?
Quel gâchis ! Nous étions des clients fidèles, habitués à un service soigné, de qualité, un service huilé qui sait se faire oublier, où tout se déroulait simplement. D'où notre fidélité.

En tant que client, je persiste et signe, serveur, c'est un métier, pas un job en passant. Maintenant si vous voulez couler votre resto et votre café, merci de ne pas prendre les clients en otage.

Laurence Waki - avril 2007

* à l'époque où l'on fréquentait ce restaurant.


À vous de voir :

www.loup-blanc.com