LE LOUVRE AUDIOGUIDÉ
Nous avions fait plusieurs tentatives pour visiter le musée du Louvre mais elles nous avaient toujours laissées et sur les genoux et sur notre faim. Comment avoir une vision d'ensemble, avoir la satisfaction d'apprendre et de comprendre, voir de belles choses et sans oublier de se distraire… Et si on prenait un audioguide ? Nous avons donc testé pour vous la visite du Louvre avec un audioguide.
Levés tôt, une grosse journée devant nous nous attend. 1er obstacle : trouver à se garer dans le quartier. Il est 9.30 heures et nous tournons. Une place derrière nous dans une rue en sens interdit, qui suppose une marche arrière compliquée, alors, vite on fait le tour…trop tard, on est en train de nous la prendre ; on aurait dû pour la marche arrière, on s'en mord les doigts, et on tourne. Et une place devant nous, mais après les manœuvres pour entrer dans la place, manqué de rentrer dans la voiture du trottoir d'en face et de se démettre une épaule, on comprend que beaucoup ont dû renoncer à cette place ; mais nous, petite voiture on y rentrera coûte que coûte. À la guerre comme à la guerre ! Après un pareil exploit, il s'agit de se mettre dans l'ambiance visite du Louvre. L'accès au musée est fluide, l'entrée par le Carrousel est moins "pyramidal" mais on accède au musée sans file d'atteinte. Nous voilà arrivé au contrôle, il s'agit de placer son sac sous les rayons X ; vous pouvez mettre ce que vous voulez dans les poches, mais pas dans votre sac. Nous arrivons main dans la main et un agent de la sécurité nous sépare sans raison car je suis seule à disposer d'un sac. Je n'aime pas trop cette intrusion sans raison dans ma vie amoureuse, ce qui me fait râler de cet excès de zèle ; j'obtiens pour toute réponse "c'est pas grave"… Côté ambiance sortie en amoureux, on peut mieux faire, non ? ça détonne avec le prestige de l'endroit et devient un obstacle pour aborder dans la bonne humeur le Louvre. Puis dépôt des manteaux au vestiaire gratuit. Il s'agit maintenant de choisir entre 3 directions : aile Richelieu, aile Sully, aile Denon. Am-stram-gram… Nous vous retrouvons à l'Aile Richelieu, au stand des audioguides. Ça parle italien, espagnol, japonais, l'occasion de faire des rencontres internationales… Munis de nos casques de walkman sur la tête, on choisit la stratégie de commencer par le bas, par l'entresol. Bonjour à toi "Arts d'Islam". Bonjour aussi les commentaires historiques, un peu monocorde mais qui donnent une direction à notre visite. Parallèlement, je me transforme en paparazzi d'objets d'art, pour mémoriser tous ces beaux objets. Nous atteignons une vitesse de croisière avec un sens aigu qui s'affine de plus en plus pour repérer les objets étiquetés "audioguide".
Mais au 1er étage, l'estomac de mon chéri rompt la monotonie rassurante de notre visite. Direction les restaurants du Carrousel. C'est en fait un ensemble de selfs représentant différentes nationalités. Nous étions tentés par le Mexique, mais pas encore ouvert nous a-t-on répondu ; il faut dire qu'il n'était pas encore midi mais nous connaissions l'endroit et avons choisi d'éviter le rush du midi ; au Maroc c'était ouvert. Qui dit self, dit couverts en plastiques et plat à jeter soi-même pour une addition plus proche de la restauration traditionnelle. Mais on est sur place pour la suite de notre visite.
Quand nous avions quitté le musée avant manger, j'avais jeté un œil sur les us et coutumes du service de sécurité avec ses rayons X. Il y avait plus d'affluence que le matin et la sécurité faisait faire passer les sacs pour aller plus vite. Non, on ne toucherait pas à mon sac. Et puis avec mon chéri, on était bien décidé cette fois-ci à ne pas être séparé. Nous arrivons bras dessus-bras dessous, nous gratifiant de bisous enflammés… on est passé ensemble ; il fallait de toute façon être au moins deux pour démêler mon sac et l'audioguide, pour le faire passer dans la machine à rayons X. Et nous voilà reparti pour la visite, commentaires audio et photos. Nous examinons une statue quand un autre commentaire couvre les commentaires de mon guide portatif. Nous sommes envahis par un groupe de visite guidée où le guide si pressé fait son commentaire avec nous compris dans la vitrine. Puis je remarque que le guide porte un gilet avec marqué derrière "les jeunes ont la parole". Il s'agirait d'étudiants, qui font des visites gratuites, initiées par le musée. Sont-ils payés comme des guides ? ou profite-t-on de leur statut d'étudiants pour les faire travailler gratuitement ? des questionnements qui m'éloignent de l'esprit Renaissance du lieu. Puis c'est la montée au 2ième étage, mais la fatigue est là, et se dire qu'on a "fait" qu'une aile. Mon chéri a mal au dos, moi j'ai la tête qui tourne. Mais pourquoi ? Le Louvre est pourtant spacieux, lumineux, souvent même par de la lumière naturelle. Est-ce la confrontation avec notre ignorance, ces nombreux sens de la visite donnant parfois l'impression d'être dans un labyrinthe, malgré le plan disponible gratuitement à l'entrée, ou cette multitude d'œuvres à vous donner le tournis. Amis touristes, je compatis et comprends votre course aux célébrités du Musée. L'aile Sully et Denon ça sera pour la prochaine fois ! Laurence Waki - février 2006 À vous de voir : |
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